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Carnet de dévoyage

Voyage en Dévoyage

Publié le par margimond

Les vacances d'été, voici le temps des cartes postales. J'ai imaginé la correspondance, sous cette forme très courte, d'un homme en quête de celle qu'il n'a jamais cessé d'aimer depuis le jour où elle l'a quitté.

 

 

Cartes Postales

 

 

Baie de Somme, août 1925.

Comment te sens-tu depuis notre rupture. Ici le ciel est gris depuis que tu es partie, il n'a pas cessé de pleuvoir. J'espère qu'il y a un petit rayon de soleil par chez toi.

 ...

 Baie de Somme, août 1925.

Depuis ton départ, voilà huit jours qu'il pleut sans discontinuer. Je sais, chez toi le soleil est sans doute revenu.

 ...

 Baie de Somme, août 1925.

Me voilà reparti, demain, je serai loin d'ici, donc, plus près de toi. J'aurai peut-être moins froid. Y aura t-il plus de soleil ?

 ...

 Île-de-France, septembre 1925.

Lorsque je suis arrivé, tes volets étaient fermés. Sans doute, tu étais déjà repartie. J'ai cru que tu n'aimais que nos voyages, loin des avions et du tarmac. Ceux que nous faisions lorsque nos corps ne faisaient qu'un.

 ...

 Île-de-France, novembre 1925.

L'hiver déjà a pointé son nez, le soleil n'est plus guère vaillant. Au coin de l'âtre, je regarde par la fenêtre. La forêt est déjà toute blanche. Je pense à toi, et j'ai froid. Et toi, quel temps as-tu ?

...

Manduria Italie, avril 2001.

Je suis retourné au pays, je n'avais plus rien à faire ici. Le soleil de l'Italie réchauffe mes vieux os. J'espère que tu es heureuse et que tu as trouvé le bonheur que tu mérites.

 ...

 Manduria Italie, novembre 2010.

C'est probablement les dernières cartes postales que tu reçois de moi. Le soleil déjà a brûlé mes yeux et mes mains tremblent. Pourquoi ne m'as-tu jamais donné de tes nouvelles, pourquoi ?

 ...

 Manduria Italie, novembre 2011.

Cette fois, c'est la dernière carte que je t'écris. Inutile même que la poste te la fasse parvenir. Mon soleil s'éteint peu à peu, l'obscurité m'attend. Je sais, j'ai su sans vraiment le croire, l'avion que tu as pris le jour de notre rupture n'est jamais arrivé à destination. Je pense toujours à toi.

 ...

 

 

Cartes Postales

Cartes Postales

Cartes Postales

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Publié le par margimond

Ils regardent l'horizon

Au fil des saisons qui les ont vus naître

Posés sur le sol

Souvent ancrés pour qu'on ne les vole

Ils sont au ban d'une humanité

Qui n'a plus un instant pour les éprouvés.

 

 

Au ban public

Une photo qui m'a été amicalement prêtée par Étienne que je remercie. 

 

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

 

Au ban public

Au ban public

Au ban public

Au ban public

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Publié le par margimond

Coeurs copulatoires

ceriagrion tenelium Agrion délicat

Coeurs copulatoires

Ishnura elegans - Ishnures élégantes

 

Deux mots

Deux images

Et on entre en Poésie

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Publié le par margimond

 

Loin là-bas, la lune lugubre luit

 Le loup lorgne le lapin

les lépidoptères laissent le liseron

les légionnaires lèchent les lances
Le long lopin labouré légèrement Lili lâche le labeur
Lili lessivée lorgne le lit luxueux, les loukoums, la limonade
Le lourd lampadaire libère la lumière
Le lit lénifiant, Lili lovée lit le Littré ludique
Lulu, le laboureur libidineux localise le lupanar

Lulu le loqueteux, longeant la litière, le lingam lustré, lorgne les lolos louchant à Lili

Le loustic lubrique, lèvres luisantes lâche la laitance

Le lino luit, Lulu loupe le lampadaire

Lili la Lesbienne larmoyante lacère le laboureur libertin
Le laboureur labouré

Lili livrée

 Lili logée

 Liberté ligotée.

 

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Publié le par margimond

Canicule air, le roi des grenouilles

Canicule air, le roi des grenouilles

Canicule air, le roi des grenouilles

 

3 juillet 2015, Île-de France, Seine-et-Marne, 14h GMT.  Latitude : 48° 54,22’ N, longitude : 2°26,54’ E

Température extérieure au sol et à l’ombre : 39°

Température intérieure à la surface du canapé (environ à 35 cm du sol) : 33°

Le corps n’est plus qu'une masse inerte. Il ménage ses efforts et économise ses stocks aqueux. A que, c'est pas facile quand il fait si chaud !

L’esprit divague puis reprend conscience. Il se dresse au dessus du corps avachi, puis il rechute violemment sur le corps qui ne sent plus les impacts, divague à nouveau, puis se redresse. Il reprend le contrôle, mais les voyants clignotent au rouge, c'est pourtant pas bon l'alcool quand il fait trop chaud.

 Le corps est trop là, trop las aussi et la ceinture du short trop serrée. L’esprit utilise toutes ses ressources. Il crée, il invente. Avec une bouteille d’eau sortie du réfrigérateur, il se fabrique un lac, un vrai lac avec des montagnes enneigées tout autour. Un lac avec de l’eau fraîche que le corps engloutit d’un seul trait d’imagination. Puis, peu à peu les prétentions de l'esprit s'amenuisent, le lac de montagne n'est plus qu'un bassin à poissons rouges et le corps devient une grenouille qui attend sa perfusion solaire...

La tête quitte le corps trop appesanti dans les replis du canapé et se plonge dans l’eau… ...Dans l’eau d'un lavabo en attendant que reviennent les beaux jours.

Lorsque les mirages font rages, le corps est en nage, on risque le démâtage... J'en profite pour refermer cette page.

Bon courage...

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